03 avril 2007

L’homme le plus heureux du monde

Si Justin Timberlake lit les journaux et en particulier le magazine américain pour hommes Stuff, il vient probablement de se rendre compte de sa chance. Car la publication pleine de testostérones a rendu son classement des plus belles femmes du monde :

1. Jessica Biel
2. Scarlett Johansson
3. Jessica Alba
4. Eva Longoria
5. Katharine McPhee (chanteuse révélée par American Idol, version U.S. de notre Nouvelle Star)
6. Sienna Miller
7. Olivia Wilde (jeune comédienne actuellement à l’affiche d’Alpha Dog, aux côtés de… Justin Timberlake !)
8. Angelina Jolie
9. Malin Akerman
10. Christina Aguilera

Jessica_biel_et_scarlette_johansso

Et on prête au chanteur, apprenti comédien à ses heures, des liaisons avec les deux premières !
Scarlett Johansson, qui joue dans le dernier clip de Timberlake, a nié avoir eu une relation avec lui... Mais on en connaît que cela fait quand même rêver…

20 mars 2007

Hommage à Stuart Rosenberg

Luke_la_main_froide

Agé de presque 80 ans, le réalisateur Stuart Rosenberg est mort jeudi dernier.

Rentré dans l’audiovisuel par pur hasard (il répond à une annonce pour compléter ses revenus), il passe sa vie artistique à osciller entre films de commande et projets personnels, au gré du succès des premiers.

Son oeuvre la plus célèbre, Amityville la maison du diable (le premier uniquement) est paradoxalement justement un de ces longs métrages impersonnels qu’il tournait pourtant avec un certain talent. Il l’enchaîna d’ailleurs avec le terrible Brubaker sur les conditions de détention déplorables dans une ferme-prison de l’Arkansas.

Son plus beau film restera probablement son premier long métrage pour le cinéma, Luke la main froide avec son ami Paul Newman. Qui l’a vu ne peut avoir oublié la fin ou la scène où Paul Newman avale une cinquantaine d’œufs durs de suite.

Amityville

19 mars 2007

Bon anniversaire Bruce Willis

Bruce_willis 

Il a quasiment inventé la phrase qui tue. Cette phrase actuellement répandue dans presque tous les films d’action, que le héros balance après avoir tué 5 Russes, fait sauter un immeuble, abattu un avion avec un élastique et dégringolé d’un toit, un filet à commissions intact dans les bras.

« Sur 9 millions de terroristes dans le monde, j’en tue un
et il a les pieds plus petits que ma sœur. »

Aujourd’hui, Bruce Willis fête ses 52 ans.

Et cette année, il devrait revenir sur son engagement de 2001 où il disait ne plus vouloir faire violents où son personnage doit sauver le monde. Pourtant, le 4 juillet prochain, avec Die Hard 4 - Retour en enfer, John McLane, le policier têtu et impossible à tuer fera son grand retour. Et comme à son habitude, il devrait être prêt à tout pour être le grain de sable qui enrayera les plans des méchants.

Camille Brun

02 mars 2007

Les films présidentiels

Mais rassurons-nous. Il reste 55 jours aux candidats à l’élection présidentielle pour oser prononcer le mot «culture».

C’est ainsi que Pascale Ferran réalisatrice heureuse du multi-césarisé Lady Chatterley terminait son discours engagé sur l’avenir du cinéma en France. Si l’absence d’ambition culturelle et de programme relatif au cinéma dans les discours politiques des principaux candidats dont parle Pascale Ferran n’est pas à ignorer, on peut également la regretter pour une raison beaucoup plus anecdotique.

En effet, comment comparer nos goûts à ceux des potentiels futurs Présidents ? Comment savoir quel genre de cinéma aiment les candidats ?

Aux Etats-Unis, c’est possible ! Grâce à CNN, on connaît d’ores et déjà les films préférés des principaux prétendants au bureau ovale alors que l’élection est dans plus d’un an.

Ainsi :

Le républicain d'Arizona, John McCain : Viva Zapata

La démocrate Hillary Clinton de New York : Casablanca

Le républicain Rudy Giuliani, ancien maire de New York : Le Parrain

John Edwards, démocrate de Caroline du Nord : Dr. Folamour

Mitt Rommery, ancien gouverneur républicain du Massachusetts : Les Aventuriers de l’Arche perdue

Bill Richardson, gouverneur démocrate du Nouveau-Mexique : Butch Cassidy et le Kid

L’intégralité du discours de Pascale Ferran :

Camille Brun

27 février 2007

Un week-end de récompenses

Ca y est le week-end des récompenses est terminé. César et Oscars ont eu lieu.
Comme les titres en lice pour les Academy Awards américains ne sont pas tous encore sortis en salles en France, impossible de les trouver pour l’instant en DVD.
Voici toutefois quelques repères pour connaître les principaux films que les votants ont récompensés.

César :
Csar_1 Lady Chatterley de Pascale Ferran - sortie prévue le 9 mai
Ne le dis à personne de Guillaume Canet - date de sortie du DVD encore inconnue
Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret
Quand j'étais chanteur de Xavier Gianolli
Indigènes de Rachid Bouchareb
Fauteuils d'orchestre de Danièle Thompson
Dans la peau de Jacques Chirac de Karl Zéro et Michel Royer
Je vous trouve très beau d’Isabelle Mergault
OSS 117 - Le Caire nid d'espions
de Michel Hazanavicius
Little miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Oscars :
Oscars_2 Les Infiltrés de Martin Scorsese - pas encore daté
The Queen de Stephen Frears - 18 avril
Le Diable s'habille en Prada de David Frankel
Le Dernier roi d’Ecosse de Kevin Macdonald - en salles actuellement
Little miss sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris
Dreamgirls de Bill Condon - en salles ce mercredi
Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim - sortie prévue le 12 avril
Babel d’Alejandro González Iñárritu - pas encore daté
Happy Feet de George Miller - pas encore daté
Pirates des Caraïbes 2 de Gore Verbinski
Marie-Antoinette de Sofia Coppola
Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro - pas encore daté

PS : Malgré ce que l’on pourrait croire de prime abord, il n’y a pas de fautes d’orthographe. On écrit bien les César et les Oscars. La raison à cela est simple. Les César tirent leur nom du sculpteur César et en tant que version déclinée d’un nom propre ne se... déclinent pas.

21 février 2007

L'Humour riche

Arnold Schwarzenegger, à qui CNN demandait ce qu'il avait appris durant sur sa carrière sur l'argent, a répondu :

Money doesn't make you happy. I now have $50 million, but I was just as happy when I had $48 million

Soit en VF,

L'argent ne fait pas le bonheur. J'ai 50 millions de dollars, mais je ne suis pas plus heureux que quand j'en avais 48.

Voilà donc après l'humour juif et l'humour anglais, ce qu'on pourrait appeler... l'humour riche.

10dollars

20 février 2007

Les Oscars ? On n’est pas obligé de les prendre au sérieux

Oscars On voyait la semaine dernière que pour gagner un Oscar, il ne suffisait pas d’être bon... 

A titre d’information, la statuette que le tout-Hollywood envie mesure un peu plus de 34 centimètres de hauteur pour un poids de 3,85 kilos. Faite en britannium (un alliage à base de cuivre et d'étain), elle est recouverte d’une couche d’or pur (donc à 24 carats). La figurine représente un chevalier (ça méritait d’être dit !), debout sur des bobines de films, une épée entre les mains.
Si l’on ne sait pas trop d’où vient le nom d’Oscar (plusieurs légendes ont cours), on sait qu’il est devenu officiel en 1939, soit onze ans après la création des récompenses.

Le premier long métrage à avoir été sacré meilleur film est Les Ailes de William A. Wellman
Le plus grand nombre d’Oscars récoltés par un film est 11.
Et trois longs métrages ont eu ce privilège : Ben-Hur en 1959, Titanic en 1997 et Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi en 2003.

Rappelons surtout que malgré 6 nominations (pour entre autre Psychose, Fenêtre sur cour, Rebecca et Soupçons), Alfred Hitchcock n’a jamais gagné l’Oscar du meilleur réalisateur.
De la même façon, Citizen Kane, considéré quasi-unanimement comme un des plus grands films de tous les temps, a été nommé dans 9 catégories dont meilleur film et meilleur réalisateur mais a dû se contenter de l’Oscar... du meilleur scénario.

Camille Brun

16 février 2007

Gagner un Oscar ? Trop facile !

Oscars_1 Dans une semaine, aura lieu la 79ème cérémonie des Oscars. Croire que les votes ne se jouent que sur des critères purement artistiques serait faire preuve d’une belle mais terrible naïveté. Les récompenses du cinéma américain sont également une grande entreprise de stratégie et de communication… Si bien qu’il existe même un corps de métier discret mais très courtisé, le directeur de campagne aux Oscars. Le magazine Newsweek a listé quelques conseils pour, en tant que prétendant à la distinction, se donner plus de… « chances ».

Alors imaginons. Vous voilà dans la peau d’un nominé…

D’abord et avant tout, il s’agit de faire en sorte que votre récompense raconte une histoire. On parle tout de même de cinéma, de rêve ! Come back si vous êtes vieux, minorité enfin récompensée, courage du rôle difficile accepté… Il faut trouver quelque chose !
L'exemple serait un acteur d’origine amérindienne révélé par la télévision dans une série populaire, mais oublié des écrans depuis deux décennies, nominé pour le rôle d’un aveugle héroïnomane qui trouve la foi.

Ensuite, il ne faut pas être trop pressé. « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » ne s’applique pas qu’aux lièvres et aux tortues mais également aux gens du cinéma. Une campagne entamée trop tôt prend le risque de s’essouffler. On sait ainsi que les scrutins de votes sont envoyée au début du mois de février pour des votes clos aux alentours du 20. Or, les professionnels de la profession qui votent, le font en grand majorité la première semaine. C’est donc le moment idéal pour faire parler de soi.

Vous voulez gagner ? Alors ne soyez pas trop timides. Et ne jouez pas les blasés. C’est bien simple, les Oscars ne récompensent que ceux que cela intéresse. Même chose pour les César d’ailleurs. Prenez Anémone qui, en 1988 pour Le Grand chemin, gagnait le prix de la meilleure comédienne mais oubliait ostensiblement la récompense sur la scène… L'affront ! Beaucoup de gens s’accordent à dire qu’elle ne sera plus jamais élue, et ce, malgré les nominations.

Il s’agit donc de ne pas jouer les rétifs. Pour autant, prenez bien garde de ne pas trop en faire. C’est peut-être même le danger le plus grand. Les Oscars, ça n’est pas le marché du village. On prêche pour sa paroisse OK, mais on le fait finement ! Ne vous montrez pas beaucoup. Jouez les snobs. Choisissez bien vos occasions d’apparition, faites-vous désirer. Et surtout, n’en faites pas trop. On dit que c’est pour cela que Martin Scorsese, malgré son succès, son talent et ses 5 nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur, n’a encore jamais réussi à être récompensé. Cette année, le metteur en scène des Infiltrés aurait su rester plus discret… Serait-ce enfin l’heure de son couronnement ?

Réponse le 25 février prochain.

Camille Brun

22 janvier 2007

Sundance, l'indépendance est plurielle

La 26ème édition du festival de Sundance a commencé il y a quelques jours et devrait se prolonger jusqu’au 28 janvier. Entre les deux, c’est le cinéma indépendant américain qui profite des projecteurs de ce festival créé par Robert Redford et devenu incontournable dans le paysage cinématographique mondial. Quand on examine la liste des récompensés depuis les débuts de l’événement, ce qui ressort, ce n’est pas tant un niveau particulier de qualité mais surtout la diversité des genres et des styles. En voici quelques exemples :



Post


Une réjouissante expérimentation, aux frontières du documentaire et de la fiction.






Un habile film de boxe au féminin, des années avant Million Dollar Baby.





Un film franco-géorgien qui a visiblement plus été apprécié aux Etats-Unis qu’en France.



Le premier long métrage des frères Coen, qui, même en mode mineur ces dernières années, se sont imposés comme d’incontournables trublions du cinéma américain.




Un fascinant documentaire entièrement composé d’images d’archives, sur une étrange famille où le scandale éclate.




Une comédie musicale déjantée où l’on sent poindre la naissance d’un auteur : John Cameron Mitchell, auteur l’année dernière de l’osé Shortbus.




Un très touchant et fin petit film familial sur une jeune fille têtue et ambitieuse. Et dire que d’un tel sujet, une production Disney aurait fait un film lambda aux émotions téléphonées.




Et finalement, tous ces cinémas représentés (il y a même Angel-A de Luc Besson, cette année), cette pluralité, c’est la preuve que le cinéma, tel qu’il est défendu à Sundance est bel et bien vivant.

   

   

   

Camille Brun


05 janvier 2007

Happy birthday mister Duvall

Aujourd’hui, Robert Duvall fête ses 76 ans.
Robert_duvall

Un regard rapide sur sa filmo pourrait laisser croire qu’à l’instar d’autres comédiens de sa génération, Duvall s’est depuis quelques années laissé enfermer dans une terne routine cinématographique. Il ne faut pourtant pas oublier qu’il est le comédien qui compte le plus de films classés par l’American Film Institute dans les longs métrages les plus importants de l’histoire du cinéma américain :

Apocalypse Now

Le Parrain

Le Parrain II

M.A.S.H.

Network

Du silence et des ombres

Et surtout que dans tous ces films, comme dans tous les navets ou les longs métrages alimentaires qu'il a pu faire, Robert Duvall a su imposer son charisme et sa classe tranquille. Il y a tout de même peu de comédiens capables, sans être ridicules, de tenir un dialogue comme le fameux :

Apocalypse_2

« I love the smell of napalm in the morning »
du lieutenant colonel Kilgore dans Apocalypse Now.

Camille Brun