06 avril 2007

Luigi Comencini avait tout compris

Aujourd’hui, le réalisateur italien Luigi Comencini est décédé à l’âge de 90 ans.
On le connait pour ses magnifiques Aventures de Pinocchio ou encore L’Argent de la vieille.
Mais son sommet artistique, son œuvre la plus marquante est sans aucun doute L’Incompris.
Car Comencini y prouvait paradoxalement, que lui, avait tout compris.
Tout compris à l’enfance, dont il fit un des sujets clefs de son œuvre.
A la douleur et la solitude de l’adolescence. A la difficulté de se trouver une place dans la vie, dans la famille.
Pourtant, Comencini qualifiait lui-même L’Incompris de « machine à pleurer ».
Et c’est vrai, c’est un mélodrame d’une efficacité redoutable. Mais c'est surtout une œuvre sensible, intelligente et qui, malgré quelques tics de mise en scène aujourd’hui datés, ne craint pas le passage des années.
Et dire qu’avec son film, Luigi Comencini fut lui-même incompris. Présenté au festival de Cannes, L’Incompris fut massacré par la critique, qui, à ce moment-là (parmi tant d’autres moments !), se trompait gravement de combat.

Lincompris

23 mars 2007

Paré au décollage !

Sunshine de Danny Boyle est probablement un des plus beaux films de son auteur, mais également des semaines à venir.

Sunshine_2

Alors pour se préparer à cette longue expédition vers le soleil (sortie en salles le 11 avril prochain) dans le but de le ranimer pour sauver l’espèce humaine, découvrons l’équipage hétéroclite de ce passionnant voyage.

Rose Byrne

Cette jeune comédienne australienne n’est pas la plus connue de l’équipage d’Icarus II, le vaisseau de Sunshine, mais elle n’a pas à rougir de son début de filmographie. Sa composition de la pilote à la fois froide et sensible est très marquante. Pas célèbre, Rose Byrne a déjà pourtant quelques films à son actif, au premier rang desquels Marie-Antoinette de Sofia Coppola.

Cliff Curtis

Cliff Curtis dans le rôle d’un psychiatre dont la fascination pour le soleil le mènera à de terribles extrémités, c’est la plus grande surprise du casting de Sunshine. Car si le visage de ce comédien d’origine maori n’est pas inconnu, on l’imagine plutôt dans des rôles de durs, de méchants inflexibles.

Chris Evans

Jeune premier américain, Chris Evans s’est fait connaître des adolescentes par son interprétation du tombeur La Torche dans Les Quatre Fantastiques. On murmure que Chris Evans aurait choisi de désormais ne plus mettre en avant son physique avantageux pour ne plus être le beau gosse de service et ainsi se consacrer vraiment à sa carrière de comédien.

Troy Garity

On ne le dirait pas comme ça, mais Troy Garity est issu d’une grande famille de cinéma. Sa mère est en effet Jane Fonda. Il est donc le petit-fils d’Henry Fonda, le neveu de Peter et le cousin de Bridget... Et c’est pour préserver son anonymat (raté !) que ses parents lui ont donné le nom inconnu de la grand-mère maternel.

Cillian Murphy

Etrange comédien d’origine irlandaise. Révélé par son rôle de rescapé de la terrible épidémie qui transforme les humains en zombie dans 28 Jours plus tard, il s’est imposé ensuite avec des personnages très différentes. L’effrayant Docteur Crane (l’Epouvantail) dans Batman Begins, le révolutionnaire irlandais dans Le Vent se lève ou même le travesti Kitten dans Breakfast on Pluto de Neil Jordan.

Hiroyuki Sanada

Elève de Sonny Chiba et célèbre depuis longtemps au Japon, Hiroyuki Sanada s’est fait connaître du monde entier en enquêtant sur une cassette tueuse dans la version originale de Ring (1 et 2). Aujourd’hui sa carrière internationale est totalement lancée, et on devrait le voir dans RUSH HOUR 3.

Benedict Wong

Malgré son prénom, Benedict Wong est un comédien. Et probablement le moins connu de l’équipe de Sunshine. On l'a tout de même vu dans Dirty Pretty Things de Stephen Frears et Spy Game de Tony Scott.

Michelle Yeoh

Michelle Yeoh est la preuve que le cinéma n’est pas qu’un loisir américain et européen. Le monde entier l’a enfin reconnue lors de la sortie de Tigre & dragon alors que cette Malaisienne (Miss Malaisie 1983) vivant en Chine était une star de films d’action depuis longtemps. Habituée des rôles physiques, maîtrisant parfaitement la danse et les arts martiaux, elle est la seule femme à qui Jackie Chan laisse faire ses cascades sans doublure.

01 février 2007

Les meilleures actrices du monde

Pour certains, c’est une évidence, les meilleures actrices du monde sont anglaises.

De prime abord, cela peut paraître une bien étrange affirmation. Pourtant, en y réfléchissant, on ne serait pas loin d’être d’accord.

Il faut dire qu’il y a outre-manche quatre diamants de l’interprétation. Quatre comédiennes dont tout le monde connaît le visage si ce n’est le nom.

Helen Mirren :

Deux prix d’interprétation au festival de Cannes.

Un à la Mostra de Venise.

Trois nominations aux Oscars (dont cette année où elle est favorite avec le superbe The Queen de Stephen Frears)

Judit Dench :

Un Oscar pour son rôle dans Shakespeare in love

Cinq nominations dont une cette année pour Chronique d’un scandale.

Maggie Smith :

Deux Oscars, et cinq nominations.

Vanessa Redgrave :

Deux prix d’interprétation au festival de Cannes.

Un prix à la Mostra de Venise.

Un Oscar et cinq nominations.

Actrices_anglaises

En plus d’être britanniques, ces quatre comédiennes majeures ont toutes plus de 60 ans. Mais ce qui les lie vraiment à nos yeux de cinéphiles, c’est leur capacité à toutes d’enchaîner avec un talent constant les projets les plus disparates. Vanessa Redgrave fait un tour dans Nip/Tuck (où sa fille Joely Richardson joue Julia McNamara) quand Judi Dench redonne toute sa force au rôle de M dans tous les James Bond depuis Goldeneye. Maggie Smith doit se faire arrêter dans les rues par des enfants puisqu’elle incarne Minerva McGonagall, le professeur d’Harry Potter capable de se transformer en chat.

Quel que soit le rôle, on ne sent jamais dans leur jeu un quelconque mépris pour la partition à jouer. On espère donc que ces comédiennes, toutes formées au théâtre et chez Shakespeare, connues parfois pour leur engagement politique (Vanessa Redgrave notamment, qui refusa d’être anoblie alors que les autres sont aujourd’hui des « Dames ») mais jamais pour leurs frasques, continue encore longtemps de nous donner envie de traverser la Manche pour aller les admirer.

Camille Brun

01 septembre 2006

Scandale !

TaxidermieDepuis la semaine dernière, on peut découvrir en salles un drôle de film hongrois : Taxidermie de György Pálfi. Difficile de dire si j’ai aimé ou pas, mais je suis sûr que je ne vais pas l’oublier de sitôt. D’ailleurs, c’est pas compliqué, je rêve encore la nuit de la terrible séquence finale « d’auto-empaillage » ! Et les moments les plus dégoûtants du film me font rétrospectivement rire.
Quoi qu’il en soit, Taxidermie semble souligner le côté masochiste du spectateur de cinéma. Il suffit qu’on dise d’un film qu’il est sulfureux, rebutant, ignoble pour que des gens s’y intéressent. Audition (comment oublier la phrase « Kiri kiri kiri kiri » !), Bully, Old Boy, La Pianiste, Salo ou les 120 jours de Sodome … Les exemples sont nombreux.
Pour autant, on voit à chaque fois des spectateurs sortir choqués d’un spectacle qu’ils savaient choquant.
Certes, ces œuvres (de qualité !) doivent une partie de leur succès à leur odeur de soufre. Mais le plus agaçant pourtant, c’est que certains trouvent le moyen de crier au scandale alors qu’ils étaient en fait venus tester leurs propres limites.

Camille Brun

27 juin 2005

Walter Salles et l'année du Brésil

Walter_salles_sur_la_musique_brsilienneGlowria fête le cinéma, sans oublier de fêter l’année du Brésil...

Depuis le 3 mai et jusqu'au 29 juin le Forum des Images à Paris célèbre le Brésil avec le cycle 3 Villes du Brésil, en même temps que les Galeries Nationales du Grand Palais avec l’expo Brésil Indien et les Galeries Lafayette avec la collection de robes de Bethy Lagardère, brésilienne d’origine.

Aujourd’hui, dimanche 26 juin, à la grande chance des habitants de Paris prêts à sortir de chez eux à 35° sous la pluie, le Forum des Images recevait le réalisateur Walter Salles, en quelque sorte le parrain de la renaissance du cinéma brésilien d’aujourd’hui, et qui définissait le grand colosse de l’Amérique Latine comme "Brésil, la Chose fragmentée", seulement unifié par sa musique.

La rencontre très émouvante accompagnait la projection de son film Central du Brésil, reconnu entre autres aux Oscar comme Meilleur film étranger en 1999, et d’un documentaire réalisé sur commande pour la télévision sur le chanteur, poète et compositeur Chico Buarque de Hollanda, Chico, ou le pays de la délicatesse perdue.

Cliquez ici pour voir un extrait vidéo de l'interview de Walter Salles sur la musique brésilienne

Après ce deux films a suivi la projection du film Madame Satã, de Karim Aimouz, film sont Salles a été le producteur, comme d’ailleurs il l’a été du grand succès de Fernando Meirelles et Katia Lund, Cité de Dieu, la réponse samba et favelas aux Affranchis, de Martin Scorcese.

Si vous avez envie de suivre le parcours de Walter Salles, Glowria vous offre la possibilité de programmer votre propre festival dans l’intimité de votre chez vous en ajoutant ses deux dernières chefs d’œuvres, Avril Brisé et son film consacré à la vie du jeune Ché Guevara, Carnets de Voyage

À vous de choisir les horaires !