Insaisissable Elodie Bouchez
Petite reine du jeune cinéma indépendant français à partir de sa révélation dans Les roseaux sauvages d’André Téchiné jusqu’au début des années 2000, Elodie Bouchez s’est faite depuis quelques temps plus discrète.
Elle avait tout pour devenir une people « fashionista ».
Un début de carrière fulgurant, avec 2 César et un Prix d’interprétation féminine à Cannes.
Une filmographie ambitieuse, visiblement choisie et privilégiant les premiers films.
Un mariage glamour avec Thomas Bangalter, moitié du groupe Daft Punk.
Une installation à Beverly Hills…
Pourtant, Elodie Bouchez a, comme son compagnon, toujours tenu et su rester loin des projecteurs.
Surtout, en termes de carrière, elle est restée insaisissable et constamment surprenante.
En l’espace de deux ans, alors que, vu de France, on pouvait penser qu’elle s’était retirée des plateaux, elle a enchaîné un énorme carton en France (Brice de Nice), deux ou trois longs métrages américains où elle ne tient que des rôles secondaires et surtout deux séries où elle fait plaisir à voir, Alias (dans la cinquième saison qui devrait sortir en DVD au mois de juin prochain) et The L Word.
Cette semaine à l’affiche de Ma place au soleil, aux côtés de Nicole Garcia, Gilles Lellouche, Jacques Dutronc, Hippolyte Girardot, on espère qu’elle ne va pas la trouver, sa place au soleil, et continuer longtemps à nous surprendre.
Camille Brun
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