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22 janvier 2007

Sundance, l'indépendance est plurielle

La 26ème édition du festival de Sundance a commencé il y a quelques jours et devrait se prolonger jusqu’au 28 janvier. Entre les deux, c’est le cinéma indépendant américain qui profite des projecteurs de ce festival créé par Robert Redford et devenu incontournable dans le paysage cinématographique mondial. Quand on examine la liste des récompensés depuis les débuts de l’événement, ce qui ressort, ce n’est pas tant un niveau particulier de qualité mais surtout la diversité des genres et des styles. En voici quelques exemples :



Post


Une réjouissante expérimentation, aux frontières du documentaire et de la fiction.






Un habile film de boxe au féminin, des années avant Million Dollar Baby.





Un film franco-géorgien qui a visiblement plus été apprécié aux Etats-Unis qu’en France.



Le premier long métrage des frères Coen, qui, même en mode mineur ces dernières années, se sont imposés comme d’incontournables trublions du cinéma américain.




Un fascinant documentaire entièrement composé d’images d’archives, sur une étrange famille où le scandale éclate.




Une comédie musicale déjantée où l’on sent poindre la naissance d’un auteur : John Cameron Mitchell, auteur l’année dernière de l’osé Shortbus.




Un très touchant et fin petit film familial sur une jeune fille têtue et ambitieuse. Et dire que d’un tel sujet, une production Disney aurait fait un film lambda aux émotions téléphonées.




Et finalement, tous ces cinémas représentés (il y a même Angel-A de Luc Besson, cette année), cette pluralité, c’est la preuve que le cinéma, tel qu’il est défendu à Sundance est bel et bien vivant.

   

   

   

Camille Brun


10 janvier 2007

Jeu concours : gagnez des T-shirts Superman returns !

Superman_returns_2

A l’occasion de la sortie en DVD de Superman returns, glowria.fr et Warner vous offrent des T-shirts. Pour gagner, rien de plus simple. Envoyez un mail à cette adresse avec « jeu concours Superman returns » en objet, les réponses aux questions et vos coordonnées dans le corps du message.

Superman_returns

Question 1)
Kevin Spacey, qui joue Lex Luthor dans Superman returns, a déjà été dirigé par Bryan Singer. Dans quel film était-ce ?

Question 2)
Quelle actrice joue dans Superman returns, mais également dans La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock ?

Question 3)
Quel est le nom de la matière que ne supporte pas Superman (attention à l’orthographe !) ?

Superman and all related characters and elements are trademarks of and (c) DC Comics. (c) 2006 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

05 janvier 2007

Happy birthday mister Duvall

Aujourd’hui, Robert Duvall fête ses 76 ans.
Robert_duvall

Un regard rapide sur sa filmo pourrait laisser croire qu’à l’instar d’autres comédiens de sa génération, Duvall s’est depuis quelques années laissé enfermer dans une terne routine cinématographique. Il ne faut pourtant pas oublier qu’il est le comédien qui compte le plus de films classés par l’American Film Institute dans les longs métrages les plus importants de l’histoire du cinéma américain :

Apocalypse Now

Le Parrain

Le Parrain II

M.A.S.H.

Network

Du silence et des ombres

Et surtout que dans tous ces films, comme dans tous les navets ou les longs métrages alimentaires qu'il a pu faire, Robert Duvall a su imposer son charisme et sa classe tranquille. Il y a tout de même peu de comédiens capables, sans être ridicules, de tenir un dialogue comme le fameux :

Apocalypse_2

« I love the smell of napalm in the morning »
du lieutenant colonel Kilgore dans Apocalypse Now.

Camille Brun

03 janvier 2007

Délit de sales gosses

Sur un écran, les enfants sont comme tous les petits animaux : attendrissants.
Il y donc a toujours eu et il y aura probablement toujours ce qu’on appelle des enfants-stars.

Enfantsstars

Les fondamentaux de la catégorie, sont sans aucun doute Jackie Coogan et Shirley Temple.

Il a suffi d’un film, The Kid de Chaplin, à Jackie Coogan pour devenir, célèbre et millionnaire. Ses parents s’étant approprié l’argent, l’acteur a même été à l’origine d’une loi visant à protéger les revenus des mineurs.

De tous les enfants-stars, Shirley Temple est sans doute le plus célèbre. Malgré la vie hors-norme qu’elle a eu à l’âge adulte (elle s’est lancée en politique et était ambassadrice américaine en Tchécoslovaquie pendant la révolution de velours de 1989), plus personne ne s’est soucié d’elle, du jour où elle a quitté les écrans.

Plus « récemment », on se souvient encore de Macaulay Culkin tombé en disgrâce dès les premiers signes de puberté. Mais aussi de Drew Barrymore et sa déchéance bien connue dans l’alcool et les drogues après le succès de E.T, ou encore de Tatum O’Neal, qui, en dehors de l’Oscar d’honneur accordé à une Shirley Temple âgée de 6 ans, fut, à 10 ans, la plus jeune comédienne jamais oscarisée.

Même si les Etats-Unis ont une capacité unique à s’emballer pour des petits phénomènes, ils n’ont pas non plus le monopole de l’acteur demi-portion.

Côté récompense, on a par exemple en France de quoi être fier, avec le Prix d’interprétation féminine de Venise, attribué à l’unanimité en 1996 à Victoire Thivisol – 4 ans – pour son interprétation bouleversante de Ponette.

Aujourd’hui, quand on voit la fascinante Dakota Fanning ou même l’agaçant Jules Sitruk, on comprend que le phénomène des enfants-stars, n’est pas prêt de disparaître. Et ce, malgré le terrible et quasi-inévitable paradoxe qui devrait refroidir beaucoup de parents qui rêvent d’une grande carrière pour leurs rejetons :

La popularité tend, au contraire de l’âge et de la taille, à sérieusement diminuer avec les années.

Camille Brun