Sundance, l'indépendance est plurielle
La 26ème édition du festival de Sundance a commencé il y a quelques jours et devrait se prolonger jusqu’au 28 janvier. Entre les deux, c’est le cinéma indépendant américain qui profite des projecteurs de ce festival créé par Robert Redford et devenu incontournable dans le paysage cinématographique mondial. Quand on examine la liste des récompensés depuis les débuts de l’événement, ce qui ressort, ce n’est pas tant un niveau particulier de qualité mais surtout la diversité des genres et des styles. En voici quelques exemples :
Une réjouissante expérimentation, aux frontières du documentaire et de la fiction.
Un habile film de boxe au féminin, des années avant Million Dollar Baby.
Un film franco-géorgien qui a visiblement plus été apprécié aux Etats-Unis qu’en France.
Le premier long métrage des frères Coen, qui, même en mode mineur ces dernières années, se sont imposés comme d’incontournables trublions du cinéma américain.
Un fascinant documentaire entièrement composé d’images d’archives, sur une étrange famille où le scandale éclate.
Une comédie musicale déjantée où l’on sent poindre la naissance d’un auteur : John Cameron Mitchell, auteur l’année dernière de l’osé Shortbus.
Un très touchant et fin petit film familial sur une jeune fille têtue et ambitieuse. Et dire que d’un tel sujet, une production Disney aurait fait un film lambda aux émotions téléphonées.
Et finalement, tous ces cinémas représentés (il y a même Angel-A de Luc Besson, cette année), cette pluralité, c’est la preuve que le cinéma, tel qu’il est défendu à Sundance est bel et bien vivant.
Camille Brun




