Délit de sales gosses
Sur un écran, les enfants sont comme tous les petits animaux : attendrissants.
Il y donc a toujours eu et il y aura probablement toujours ce qu’on appelle des enfants-stars.
Les fondamentaux de la catégorie, sont sans aucun doute Jackie Coogan et Shirley Temple.
Il a suffi d’un film, The Kid de Chaplin, à Jackie Coogan pour devenir, célèbre et millionnaire. Ses parents s’étant approprié l’argent, l’acteur a même été à l’origine d’une loi visant à protéger les revenus des mineurs.
De tous les enfants-stars, Shirley Temple est sans doute le plus célèbre. Malgré la vie hors-norme qu’elle a eu à l’âge adulte (elle s’est lancée en politique et était ambassadrice américaine en Tchécoslovaquie pendant la révolution de velours de 1989), plus personne ne s’est soucié d’elle, du jour où elle a quitté les écrans.
Plus « récemment », on se souvient encore de Macaulay Culkin tombé en disgrâce dès les premiers signes de puberté. Mais aussi de Drew Barrymore et sa déchéance bien connue dans l’alcool et les drogues après le succès de E.T, ou encore de Tatum O’Neal, qui, en dehors de l’Oscar d’honneur accordé à une Shirley Temple âgée de 6 ans, fut, à 10 ans, la plus jeune comédienne jamais oscarisée.
Même si les Etats-Unis ont une capacité unique à s’emballer pour des petits phénomènes, ils n’ont pas non plus le monopole de l’acteur demi-portion.
Côté récompense, on a par exemple en France de quoi être fier, avec le Prix d’interprétation féminine de Venise, attribué à l’unanimité en 1996 à Victoire Thivisol – 4 ans – pour son interprétation bouleversante de Ponette.
Aujourd’hui, quand on voit la fascinante Dakota Fanning ou même l’agaçant Jules Sitruk, on comprend que le phénomène des enfants-stars, n’est pas prêt de disparaître. Et ce, malgré le terrible et quasi-inévitable paradoxe qui devrait refroidir beaucoup de parents qui rêvent d’une grande carrière pour leurs rejetons :
La popularité tend, au contraire de l’âge et de la taille, à sérieusement diminuer avec les années.
Camille Brun

Et si Dakota Fanning n'avait rien d'un ange : http://blogywoodland.blogspot.com/2007/01/dakota-fanning-linnocence-viole.html
Rédigé par: Anderton | 25 janvier 2007 at 22:44