Décès de Daniel Emilfork
Avec sa trogne, Daniel Emilfork était de ces comédiens de second rôle qui rendent une scène marquante rien qu’en passant. A ces gens-là, il suffit de traverser l’écran. Daniel Emilfork, mort hier à 82 ans, pouvait même se contenter de parler. Sa voix étrange, grave, mystérieuse, son phrasé incomparable, en faisait un méchant de premier choix.
Redécouvrir Daniel Emilfork dans plusieurs de ses rôles :
Notre Dame de Paris
Chéri-Bibi
Kill, un des deux longs métrages réalisés par le romancier Roman Gary (le seul romancier à avoir obtenu deux fois le Prix Goncourt)
Le Casanova de Fellini
Les Rois maudits
Quoi de neuf, Pussycat ?
Le Passage où Emilfork joue sans être crédité le rôle de la Mort
OSS 117 se déchaîne, bien avant la version avec Jean Dujardin, qui est prévu en DVD pour le 7 novembre prochain
De sa filmographie, longue et hétéroclite, il y a au moins un rôle que l’on n’oubliera pas, celui de Krank, le terrible méchant qui vole leurs rêves aux gosses dans La cité des Enfants perdus de Caro et Jeunet.
Camille Brun

L'homme vieillit comme un chêne
Comme je l'ai déjà écrit à maintes reprises, en règle générale la femme aux abords de la cinquantaine commence à devenir sexuellement, esthétiquement et socialement repoussante, dans la soixantaine elle est crapuleuse, voire franchement répugnante, passée cet âge elle est invisible, insignifiante. Quand elle n'est pas purement et simplement méprisable, pour peu que sa laideur croissante n'entraîne la bêtise et la méchanceté.
Il m'en avait fallu du courage pour écrire les âpres vérités qui fâchent !
C'est pourquoi aujourd'hui je vais m'attarder avec sérénité sur l'homme vieillissant. Un sujet qui m'est cher : je sais que ces vérités-là ne chagrineront point les lecteurs.
C'est à partir de cinquante ans que le mâle entre dans l'âge d'or de son existence, ce qui coïncide exactement avec l'âge de l'entrée de la femme dans sa déchéance. A partir de la cinquantaine plus l'homme vieillit, plus il rayonne. Et plus il rayonne, plus il s'élève, s'approfondit, s'allège, s'éclaircit. C'est bien connu, l'homme embellit avec les ans. Que l'on me pardonne cette banalité, mais elle est si vraie, si belle et si juste que l'on a tendance à l'oublier.
En bien des points le cinquantenaire est préféré à ses cadets. Le soixantenaire plaît aux jeunes femmes. La barbe argentée de soixante-dix ans séduit l'âme verte. Le vieillard qui n'a plus d'âge, quant à lui, agrée aux dieux. Plus l'homme avance en âge plus il charme, impressionne, fascine. Chez lui le nombre d'années fait la loi, les qualités, la séduction.
L'homme avec les années devient seigneur, prince, roi. Et d'un regard foudroie une femme.
L'âge rend l'homme meilleur, volontaire, viril, plus vivant. L'intelligence qui s'enracine en lui ennoblit sa face. Ses rides sont belles, ses claudications solennelles, ses allures graves et supérieures. Et quand il rit, le patriarche a la femme à ses pieds. N'importe quelle femme car enfin, répétons-le, l'homme vieux est beau, fort, instruit, irrésistible. C'est pourquoi l'homme ne doit pas craindre la vieillesse.
Dieu a fait naître la femme belle, mais a dégradé son éclat en la faisant vieillir. C'est le modèle floral.
Tandis que, sur le modèle de l'arbre, il a mis plein de grâces dans les rides de l'homme.
à l'adresse vendredi, avril 25,
Raphaël Zacharie de Izarra
Rédigé par: Raphaël Zacharie de Izarra | 16 juin 2008 at 22:55