L’horreur a de l’avenir
Ce n’est un secret pour personne, le cinéma d’horreur cartonne.
Il ne se passe pas une semaine sans qu’un projet ne soit annoncé. Et quand on dit projet, il faut en fait plutôt entendre remake. The Eye repris par les réalisateurs du récent Ils ; La Mort en ligne refait avec Edward Burns ; Amityville, Massacre à la tronçonneuse… La liste est longue et s’agrandit continuellement.
Les amateurs peu difficiles se réjouissent de ce « renouveau », mais les spectateurs plus regardants ne peuvent ignorer que le genre se mord la queue et manque sérieusement d’inspiration.
Seulement voilà, la venue en avril prochain de Grind House, film regroupant un moyen métrage de Quentin Tarantino et un de Robert Rodriguez (Sin City), va probablement changer la donne.
On connaît l’œuvre de Tarantino. On connaît surtout son génie quand il s'agit de s’approprier et de dépasser un matériau hyper référentiel.
Il est donc fort probable que Grind House (regroupant les moyens métrages Death Proof et Planet Terror, plus des bandes-annonces parodiques entre les deux) marque. On se prend même à espérer que cet hommage fera table rase du passé et permettra aux nouveaux arrivants de s’approprier enfin pleinement le genre.
Une chose est sûre en tout cas, le simple fait de voir le talentueux et médiatique Tarantino s’intéresser au genre horreur suffit à le tirer au premier plan et suffira même à passionner les non-habitués.
Camille Brun
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