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31 août 2006

Non, glowria ne soutient pas le piratage

Nopiracy250
Il y a quelques jours, un logiciel – FairUse4WM - est apparu sur internet. Il permet, en somme, de casser la protection d’un contenu numérique acheté légalement sur les sites de films ou de musique.

J’ai été interviewé hier par 01 Net sur ce sujet, notamment sur la position de glowria par rapport à cet outil, qui a ensuite publié cet article sur la question, clair et instructif, repris par l'édition internet de L'Express et par Satellifax.

J’ai su que l’article avait été publié ce matin, mais je n’avais pas eu le temps de le lire jusqu’à ce que je reçoive un coup de fil de quelqu’un « d’important qui me veut du bien » (et dont je tairai le nom par discrétion et reconnaissance) et qui se montre très choqué, voire incrédule, par les propos que j’ai tenus. Étonné, j’ouvre l’article et je découvre, à ma grande surprise et surtout à mon grand regret, le morceau de citation suivant :

(…) pour Mihai Crasneanu, (…) « Ceux qui vont utiliser FairUse, ou d'autres logiciels qui lui succéderont, ne sont pas à proprement parler des pirates, même s'il y a effectivement acte de piratage d'un système. A la base, il y a un acte d'achat quand même. »

Un grand choc pour moi aussi ! En lisant la phrase de l’article, on peut à juste titre penser que je ne condamne pas l’utilisation de ce logiciel et que je considère que ce n’est pas du piratage (voire même que je soutiens la piraterie, si on lit le reste de l’article).

Diables ! Comment serai-ce possible soutenir une telle chose ? C’est de la vie de glowria qu’il s’agit et je ne peux pas désirer la tuer après l’avoir fondée. Car glowria est une société indépendante qui n’a qu’une seule et unique source de revenus : la commercialisation des contenus vidéo sur DVD et en format numérique. Le piratage tue cette source. Et malgré la saine concurrence qui existe entre les acteurs du marché, je considère que nous n’avons qu’un seul et vrai concurrent, sournois, insidieux et malsain : les réseaux pirates et tous les systèmes qui permettent d’obtenir du contenu payant d’une manière illégale et gratuite. C’est ce qui menace tous les jours notre activité. Nous passons nos jours et nos nuits à essayer de développer un service et des produits qui soient aussi simples, attractifs, ergonomiques et riches que possible pour donner envie aux gens d’acheter ces contenus plutôt que de chercher à les pirater. Nous discutons tous les jours avec les studios et les ayants-droits pour enrichir toujours plus le catalogue et rendre l’offre légale attractive et compétitive. Et nous faisons tout ce que nous pouvons, avec la technologie existante, pour éviter le vol de ces contenus.

Or, ce que permet de faire FairUse est du pur piratage, et ça nous fait beaucoup de mal. C’est comme si une simple entrée de cinéma à 6 euros vous permettrait d’obtenir la bobine 35mm du film que vous pourriez projeter à votre guise et gratuitement à qui vous voulez. Le cinéma du coin mourrait à petit feu, suivi du multiplex et des producteurs. Belle victoire. Heureusement, tout le monde condamnerait celui qui aura volé les bobines dans la salle de projection – il n’y a même pas débat. D’ailleurs, tout le monde trouve normal que pour les 6 euros qui permettent de voir un film une fois dans une salle de cinéma on n’obtienne pas le droit de prendre la bobine à la maison pour la regarder avec tout le quartier. Or, dans le monde numérique, prendre un fichier qu’on a « acheté » 4 euros pour voir un film pendant 24h sur son ordinateur et le « casser » avec FairUse pour le voir à l’infini, sans durée de temps, sur tous les ordinateurs du monde, est exactement, je dis bien EXACTEMENT, le même acte que le vol de la bobine : du vol, rien d’autre. Ce n’est pas parce que c’est du « numérique », que c’est moins grave, ou moins condamnable.

Les auteurs de FairUse sont bien cyniques pour avoir choisi ce nom pour leur programme. Un nom plus adapté serait unFairAbUse.

En tout cas nous attendons avec impatience le patch de Microsoft pour combler la brêche qu’exploite unFairAbUse , et nous mettrons à jour nos DRM dès sa réception.

Je suis en tout cas reconnaissant à 01 Net d’avoir publié ce soir, en fin d’article, le correctif que nous nous sommes empressés de leur adresser aujourd’hui.


Mihai Crasneanu, fondateur et PDG
glowria

MISE A JOUR du 31/8/06 : Satellifax vient de reprendre ce matin la note et renforce notre position. Je les cite :

Dans notre article d’hier concernant le logiciel permettant de contourner les DRM, Microsoft protégeant les contenus téléchargés, nous avions repris les propos de Mihai Crasneanu, pdg de Glowria, tels qu’ils étaient cités par le site 01.net que nous citions bien sûr également. Répondant à la demande de la société Glowria, le site 01.net, maintenant la publication intégrale de son article, a ajouté hier la note suivante que nous publions : « Suite à la publication de cet article, la société Glowria tient à préciser qu'elle condamne l'utilisation de FairUse et que l'usage de ce logiciel constitue un acte de piratage. »
A tire d’information, nous publions également intégralement le texte complémentaire que nous a fait parvenir Glowria :
« Mihai Crasneanu, pdg et fondateur de Glowria, tient à réaffirmer que la société condamne vivement tout acte de piratage et qu’il estime que tout utilisateur de FairUse ou de tout autre logiciel de ce type commet, malgré l'acte d'achat initial, un acte de piratage pur et simple. Ces logiciels sont selon lui une vraie menace pour l’industrie mais également pour le consommateur direct qui prend un risque important en manipulant illégalement ces contenus numériques. Les aspects inhérents au téléchargement et aux contraintes d’utilisation des contenus numériques par les utilisateurs finaux sont un vrai sujet de réflexion pour l’ensemble des acteurs du marché et Glowria collabore étroitement avec ces acteurs pour trouver des solutions qui permettent à ces utilisateurs de jouir pleinement des fichiers légalement acquis tout en préservant les intérêts des ayants droits.

25 août 2006

L’horreur a de l’avenir

Grindhouseposter1_2 Ce n’est un secret pour personne, le cinéma d’horreur cartonne.
Il ne se passe pas une semaine sans qu’un projet ne soit annoncé. Et quand on dit projet, il faut en fait plutôt entendre remake. The Eye repris par les réalisateurs du récent Ils ; La Mort en ligne refait avec Edward Burns ; Amityville, Massacre à la tronçonneuse… La liste est longue et s’agrandit continuellement.
Les amateurs peu difficiles se réjouissent de ce « renouveau », mais les spectateurs plus regardants ne peuvent ignorer que le genre se mord la queue et manque sérieusement d’inspiration.
Seulement voilà, la venue en avril prochain de Grind House, film regroupant un moyen métrage de Quentin Tarantino et un de Robert Rodriguez (Sin City), va probablement changer la donne.
On connaît l’œuvre de Tarantino. On connaît surtout son génie quand il s'agit de s’approprier et de dépasser un matériau hyper référentiel.
Il est donc fort probable que Grind House (regroupant les moyens métrages Death Proof et Planet Terror, plus des bandes-annonces parodiques entre les deux) marque. On se prend même à espérer que cet hommage fera table rase du passé et permettra aux nouveaux arrivants de s’approprier enfin pleinement le genre.
Une chose est sûre en tout cas, le simple fait de voir le talentueux et médiatique Tarantino s’intéresser au genre horreur suffit à le tirer au premier plan et suffira même à passionner les non-habitués.

Camille Brun

23 août 2006

Mihai Crasneanu et l'avenir de la VOD

Vous souhaitez y voir plus clair dans le développement de la VOD ? Ask the boss !


Mostra de Venise : l’événement sera hors compétition

David_lynch_bac_filmsLa semaine prochaine (le 30 août) débute le festival de Venise, 63ème du nom. En France, de manière générale, il n’y a bien que les cinéphiles pour se passionner pour l’événement. Pourtant, il va probablement s’y jouer un événement cinématographique majeur.
David Lynch va en effet projeter Inland Empire, sa nouvelle réalisation !
Ca a peut-être l’air de rien pour qui n’est pas sensibilisé au cinéaste américain, mais c’est pourtant l’avenir du 7ème art qui va peut-être se jouer ce jour-là.
Car David Lynch est un génie. Un réalisateur incroyable dont qui a, avec Lost Highway et Mulholland Drive, donné une direction nouvelle au cinéma. On ne s’en est pas forcément encore rendu compte, mais c’est quasiment une certitude, ce vénéneux diptyque va faire date.
Car Lynch explore une approche sensorielle du film et de l’histoire qu’on n’a jamais vue ailleurs. En gros, on ne comprend pas grand-chose à l’histoire. Le spectateur se retrouve donc fragilisé par cette volonté inconsciente qu’il a de vouloir accrocher les morceaux entre eux pour ne pas se perdre. Et dans cet inconfort, l’habile metteur en scène use de ses pouvoirs pour provoquer des émotions terribles et purement cinématographiques, donc impossibles à décrire ici par écrit.
La grande question maintenant, c’est de savoir comment Lynch va gérer l’après Mulholland Drive. Il ne l’a pas caché, il a eu beaucoup de mal à s’en remettre…
A quoi ressemblera Inland Empire ?
Heureusement, pour patienter jusqu’à sa date de sortie encore inconnue, on peut toujours (ici) regoûter aux précédentes réalisations du maître.

Camille Brun

22 août 2006

La Science des rêves... un rêve de film

18647318_vign La Science des rêves, la nouvelle réalisation de Michel Gondry (Human Nature et Eternal Sunshine of the spotless mind) est un film fascinant. Un film incroyable qu’on aimerait conseiller à tout le monde.
Mais que, pourtant, on ne recommandera que du bout des doigts et encore, pas à n’importe qui !
Car La Science des rêves est comme… un rêve ! Très dense, il se dérobe à notre intellect dès lors que l’on se penche précisément dessus. Et comme en plus, c’est un univers incroyablement personnel, il n’est pas impossible que pendant la projection, on décroche. On peut même se sentir de trop, quasiment voyeur face à cette intimité. 
Mais paradoxalement, ce sont ces entre-deux, ces moments où l’on n’est plus totalement happé par l’histoire qui sont les plus bouleversants. Car en enchaînant le très beau Eternal Sunshine avec La Science des rêves, le branché Michel Gondry prouve de manière implacable que sa démarche n’a rien de commercial.
Et qu’il fait définitivement partie des cinéastes importants que l’on suivra de film en film pendant les prochaines années. 

Camille Brun

21 août 2006

Apple et la VOD, enfin !

Images_4 Tout finit par arriver. Le débat initié sur ces pages par vous-mêmes, lecteurs et lectrices, trouve ici un nouvel élan : Apple annonce son service de VOD (info trouvée ici). Qui dit Apple dit Mac, et DRM adaptés. Dès que possible glowria.fr travaillera à l'implémentation de ces DRM sur sa plateforme VOD.

Bonne nouvelle non ?

11 août 2006

Windows et la VOD...

Ca pourrait être un conte de fées. C'est plutôt un cri de guerre.
Nous avons bien entendu vos remarques concernant la seule possibilité d'utiliser la VOD glowria.fr sur Windows. Quelques explications semblent nécessaires.

AffranchisvodAujourd'hui, la plupart des éditeurs n'acceptent de livrer leur contenu pour une diffusion VOD (Vidéo à la Demande) que si les fichiers adaptés pour ce support sont protégés par des DRM (Digital Right Management, gestion des droits liés au contenu digital). Ca évite les copies frauduleuses.
Or ces mêmes DRM ne sont aujourd'hui applicables que sur WMP, le lecteur multimédia de Windows. Voici donc pourquoi nous, chez glowria.fr, sommes contraints à ce jour de proposer notre plateforme de VOD pour Windows. Et il faut bien reconnaître que la majorité d'entre nous utilise Windows.

Nous n'avons rien contre Bill Gates, d'ailleurs. Et si nos rangs sont partagés entre MacUsers et PCmaniacs, nous sommes en revanche tous d'accord pour considérer qu'il s'agit d'un faux débat. Car le vrai débat, c'est avant tout de pouvoir regarder de bons films.

Mais nous souhaitons également que ces bons films puissent être vus sur toutes les machines. Nous nous battons donc au quotidien pour que ces DRM soient étendus (et c'est un utilisateur Mac qui vous parle !)

En attendant que cela évolue, nous vous proposons de découvrir de bons films, pour des séances de 48 h ou pour une durée illimitée (téléchargement ad vitam sur votre machine), et d'y prendre beaucoup de plaisir. Le reste est affaire d'hommes d'affaires.