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02 novembre 2005

Woody Allen vierge ?

Match_point Le nouveau Woody, je préfèrerai toujours dire que c'est le nouveau plutôt que le dernier. "Le dernier Woody", je ne sais pas. Il y a comme un air d'ultimatum. Si vous n'êtes pas sages les enfants, il n'y en aura pas de prochain. Alors c'est vrai, les "derniers Woody" ne valaient pas tripettes (même de Belleville). Mais Match Point, c'est une autre histoire.

En fait, depuis Manhattan je pardonne tout à Woody Allen. Parce que Woody_allen Manhattan, quoi. Quand même. Mariel Hemingway en noir & blanc. Woody qui confesse à l'oreille psycho-mécanique de son dictaphone les points positifs de sa vie, finit par tomber sur le sourire de Mariel Hemingway comme sur une évidence. La conclusion de sa thérapie. Et puis cette introduction en feu d'artifice sur New York et Gershwin. Et puis cette photo entrée dans l'histoire, Woody et Diane Keaton devant le pont de Manhattan au petit matin. Et ces dialogues.

Ca m'a fait le même effet avec Harry dans tous ses états.

Depuis, plus grand chose ne se passe : Woody nous dit un peu toujours la même chose. De comédie sentimentale en burlesquerie amoureuse. Toujours ces petites phrases définitives, certes. Né Oscar Wilde auto-dérisoire, Woody ne saura jamais se défaire de ces aphorismes qui participent à sa légende. Sauf que Hollywood Ending, Anything Else, Melinda et Melinda ne vont pas plus loin que ça.

Manhattan Mais Match Point. Sa construction inhabituelle. Son fil rouge tendu de A à Z, malgré tous les détours entrepris pour l'égarer. Son écriture tellement plus aboutie que les précédents. Ses thèmes récurrents (l'amour, l'infidélité...) enfin soumis à une idée de départ plus inattendue (la chance). Son casting, son ****** de casting ! Scarlett en tête (mais retenez bien Emily Mortimer s'il vous plaît, retenez bien le so british Matthew Goode et Jonathan Rhys-Meyers).

Un souffle nouveau porte Match Point. Une jeunesse inespérée. On me dira oui, c'est un peu long, et puis ya pas Woody et moi je préfère quand ya Woody, sinon les phrases elles tombent pas juste. On me dira ça, j'en suis sûr. N'empêche : j'avais raison de lui faire confiance. Ca n'apporte rien, qu'un réconfort retrouvé comme un bon whisky après la pluie. Mais si ça ne doit apporter que cela, alors je signe.
Et ces dialogues, la vache.

Allez, vous avez été sages :
Zed_starsfemmes_07909_1 

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