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23 novembre 2005

glowria, Intel et la VOD

Logo_intel Depuis hier mardi 21 et pendant une semaine, vous pouvez visiter la maison numérique installée par Intel, Cour de Rome, face à la gare Saint-Lazare à Paris. C'est gratuit et ouvert à tous.

N'hésitez donc plus à venir découvrir les révolutions numériques : télévision, musique, vidéo, photo, e-commerce... C'est fascinant, loin de la froideur technologique à laquelle on peut s'attendre, et les produits présentés sont là pour vous faciliter la vie, enfin !

Cerise sur le gâteau digital (digiteau ?), une démo de VOD à partir de l'interface glowria est disponible ! Le futur a de l'avenir...
Stand_intel_1  Une_demo_vod_glowria

(c) Photos Juu

07 novembre 2005

Le fil d'Ariane et mon courroux

Hot_spot Et pourquoi pas ? Il y a tant de films, tant de cinémas à découvrir, qu'aucune méthode n'est meilleure ni pire. Le bouche à oreille, la lecture des critiques, les avis de spectateurs... Je connais quelqu'un qui se fie à 100% aux critiques de Voici. Ma méthode parfois, c'est le fil d'Ariane : je repère un acteur, parfois une actrice, un réalisateur ou même un compositeur, et je tire le fil.

J'en ai déjà parlé mais c'est toujours un plaisir d'évoquer Virginia Madsen dans Sideways. Promis, après c'est fini. Après je n'en parle plus. Promis promis promis. Bref.

Virginia Madsen, la première fois que j'en ai entendu parler c'était pour Hot Spot. Je n'avais pas vuHotspotbof  le film, qui date de 1990, c'est-à-dire d'une époque où je n'avais pas le droit d'aller seul voir un film dont le titre en disait long sur la chaleur torride qui prétendait s'en dégager... en revanche, j'avais le droit d'écouter de la musique. Ca tombait bien : la BOF de Hot Spot réunissait John Lee Hooker et Miles Davis, j'étais fan et la pochette présentait les lèvres de celle que j'imaginais être Virginia. Des lèvres prometteuses d'un avenir d'adulte meilleur que mes années d'ado. Un espoir peut-être. Un fil d'Ariane tissé il y avait déjà 15 ans, dont j'ai savouré la lente et sucrée maturation comme d'un fruit patiemment confit.

J'ai patienté, patienté, finalement pas tenté par un film faisant figurer Don Johnson. Et puis, hier, j'ai vu Hot Spot.
La prochaine fois je lirai les critiques.

04 novembre 2005

Angel Dunst

Elisabethtown_2 Je ne sais pas ce qu'ils ont, les réalisateurs américains en ce moment. Je veux dire : Sideways, Garden State, et maintenant Elizabethtown. Trois films qui abordent une certaine dérive des sentiments. Trois oeuvres à propos de plus-ou-moins-trentenaires englués dans des vies molles et des échecs dérisoires - qui les dépassent pourtant. Un autre signe des temps ? On pourra même, en élargissant la tranche d'âge un poil, ajouter Closer et Lost in Translation (message privé : désolé Franck, pas de photo de Scarlett aujourd'hui).

Franchement, je retiendrai surtout ceci : chacun de ces films recèle un diamant. Leur langueur mélancolique laisse étinceler trois soleils éblouissants, éclaboussants et gorgés de vie. Trois anges miraculeux. Des trucs assez dingues. Virginia Madsen dans Sideways, Natalie Portman dans Garden State, et Kirsten Dunst dans Elizabethtown. Non mais Kirsten, quoi. Vraiment.

Mélancolie mon oeil. On vit des années formidables.

Futes-vous sages ?
Kirsten3_2 
Nous sommes bien d'accord.

02 novembre 2005

Woody Allen vierge ?

Match_point Le nouveau Woody, je préfèrerai toujours dire que c'est le nouveau plutôt que le dernier. "Le dernier Woody", je ne sais pas. Il y a comme un air d'ultimatum. Si vous n'êtes pas sages les enfants, il n'y en aura pas de prochain. Alors c'est vrai, les "derniers Woody" ne valaient pas tripettes (même de Belleville). Mais Match Point, c'est une autre histoire.

En fait, depuis Manhattan je pardonne tout à Woody Allen. Parce que Woody_allen Manhattan, quoi. Quand même. Mariel Hemingway en noir & blanc. Woody qui confesse à l'oreille psycho-mécanique de son dictaphone les points positifs de sa vie, finit par tomber sur le sourire de Mariel Hemingway comme sur une évidence. La conclusion de sa thérapie. Et puis cette introduction en feu d'artifice sur New York et Gershwin. Et puis cette photo entrée dans l'histoire, Woody et Diane Keaton devant le pont de Manhattan au petit matin. Et ces dialogues.

Ca m'a fait le même effet avec Harry dans tous ses états.

Depuis, plus grand chose ne se passe : Woody nous dit un peu toujours la même chose. De comédie sentimentale en burlesquerie amoureuse. Toujours ces petites phrases définitives, certes. Né Oscar Wilde auto-dérisoire, Woody ne saura jamais se défaire de ces aphorismes qui participent à sa légende. Sauf que Hollywood Ending, Anything Else, Melinda et Melinda ne vont pas plus loin que ça.

Manhattan Mais Match Point. Sa construction inhabituelle. Son fil rouge tendu de A à Z, malgré tous les détours entrepris pour l'égarer. Son écriture tellement plus aboutie que les précédents. Ses thèmes récurrents (l'amour, l'infidélité...) enfin soumis à une idée de départ plus inattendue (la chance). Son casting, son ****** de casting ! Scarlett en tête (mais retenez bien Emily Mortimer s'il vous plaît, retenez bien le so british Matthew Goode et Jonathan Rhys-Meyers).

Un souffle nouveau porte Match Point. Une jeunesse inespérée. On me dira oui, c'est un peu long, et puis ya pas Woody et moi je préfère quand ya Woody, sinon les phrases elles tombent pas juste. On me dira ça, j'en suis sûr. N'empêche : j'avais raison de lui faire confiance. Ca n'apporte rien, qu'un réconfort retrouvé comme un bon whisky après la pluie. Mais si ça ne doit apporter que cela, alors je signe.
Et ces dialogues, la vache.

Allez, vous avez été sages :
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