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27 octobre 2005

Comme Cendrillon, brillez en Swarovski !

0510pdz2cendrillon_2 Elle a l'élégance dans la peau, Cendrillon ! Pour preuve : Swarovski, rien de moins que le célèbre joaillier, et tout spécialement pour la sortie du DVD de Disney, a créé un bracelet en argent sertis de diamants et siglés du célèbre soulier de la blonde princesse.

Profitez à votre tour de l'inaltérable grâce de Cendrillon, arborez ce médaillon à votre poignet ! Rien de plus simple : glowria organise un concours sur son site. Réservé aux abonnés, ce concours met en jeu cinq exemplaires de ces splendides bracelets. Une occasion à ne pas manquer pour être la plus belle... ou faire plaisir à sa belle !

24 octobre 2005

Mobisodes et mots bizarres

24_conspiration Vodaphone et la Fox s'associent pour diffuser sur les mobiles de l'opérateur les épisodes (mobisodes) du spin-off de 24 heures chrono : "24 : la Conspiration". 24 minutes halletantes réservées aux abonnés SFR, pour la France.

Au-delà de l'effet d'annonce promotionnel, cette innovation contribue surtout à alimenter un paradoxe qui ne laisse pas de m'intriguer : d'un côté, les programmes de "cinéma nomade" fleurissent. PSP, iPod Vidéo, tout le monde s'y met. Vous allez voir que dans quelques semaines on pourra regarder Star Wars sur l'écran de sa montre ou son iPod Nano. Une puce sous la peau, et notre ongle auriculaire comme écran vidéo portable. Petit ongle pour un grand angle...

D'un autre côté, les salles de cinéma s'écharpent à coups d'écrans de plus en plus larges, de son toujours plus dolby, de THX encore plus DTS, de 5.1 chaque jour plus 7.12. Mégarama contre Multiplex. Sans parler des écrans de 3m x 2m qu'on installe chez soi.

J'ai bien essayé de regarder Spider-man 2 sur un écran PSP. Mal de crâne assuré : ce film est décidemment fait pour les grandes toiles. J'ai bien essayé de regarder des films sur un écran géant. Il a fallu que je recule jusqu'au dernier rang.

Big is beautiful Vs. Small is smart. Vodaphone contourne le problème en proposant un format adapté au support. Très bien, à ceci près que je n'ai encore nulle part entendu parler de cinéma.

19 octobre 2005

Le grand Bond en avant

Daniel Craig, nouveau James Bond. De même que pour chacun de ses prédécesseurs, déjà les déçus Craigbond2affrontent les enthousiastes. Craig est inconnu du grand public, il a une gueule de méchant garçon, son cheveu est blond, James blond. Rien de l'allure sophistiquée ni de l'élégante mèche brune de Pierce "Petrol Hahn" Brosnan. Tant mieux.

Depuis la fin des années Dalton, le mythe Bond s'engluait dans une surenchère d'histoires tordues. Chaque scène n'était plus qu'un spot de pub. Les marques de voiture se battaient pour figurer aux côtés des montres-bracelets, le tout mis en scène au hachoir par des yes-men dont la seule mission allait être de faire toujours plus d'entrées. Au final, le mythe fut sacrifié à l'autel cinq étoiles du marketing. Le film comme produit dérivé ; les aventures de James Bondachat.

Il fallait profiter du changement d'acteur. Il fallait saisir l'opportunité d'un nouveau souffle. L'affaire est d'importance ! Un mythe est en jeu, la plus longue série cinématographique jamais réalisée, vingt épisodes sur plus de 30 ans. Des millions de fans à travers le monde et à travers les âges. Il fallait sortir des ornières faciles pour repartir pour une longue série.

Le moins que l'on puisse dire est que les producteurs ont pris des risques, et pas les moindres : ceux du changement. Face à ce dinosaure inamovible qu'est 007, c'est osé. Saluons l'initiative.

Goldeneye_2 Qui plus est, c'est le risque de la qualité qui a été fait. Qualité du casting, plutôt que de céder à la facilité d'un nom connu. Qualité de la mise en scène, puisque Martin Campbell est de retour aux manettes. Habitué aux transitions, c'est à lui que l'on doit Goldeneye (qui introduisit Brosnan). L'un des meilleurs Bond depuis longtemps. Qualité du scénario : c'est Paul Haggis qui s'y colle, après avoir signé Million Dollar Baby et Collision. Densité du script, profondeur des personnages, travail de la psychologie : Bond prend vraiment un autre visage, et c'est heureux.
Qualité de l'histoire également, puisque Casino Royale semble s'inspirer largement du premier roman de Ian Fleming, probablement l'un des plus réussis.
Craig n'est qu'une pierre de ce nouvel édifice. Laissons-lui sa chance, à l'heure qu'il est les débats sont vains.

Si le film respecte le roman, c'est un Casino Royale dur, sombre, tourmenté qu'il faut attendre. Loin des goodies que furent Le Monde ne Suffit pas et Meurs un autre Jour. Il est temps pour Bond de rimer avec Cinéma... Ca semble bien parti.

13 octobre 2005

George Cloné ?

Gattaca_1 Nul doute que si George Orwell avait connu notre époque, l'auteur de "1984" aurait réfléchi aux enjeux du clonage. De nombreux artistes posent aujourd'hui la reproductin de l'ADN humain comme postulat pour développer une oeuvre. Pour faire écho au travail visionnaire d'Orwell, le fait même que plusieurs créateurs, dans des disciplines différentes, abordent ce sujet à quelques mois d'intervalle est un signe à ne pas prendre à la légère. Un clone, ça va. Trois clones...

En 1997, l'excellent "Bienvenue à Gattaca" posait déjà le problème de l'amélioration de la race humaine par la manipulation génétique, aux dépends d'une race "non filtrée".

Cette année, "The Island" évoquait comme une hypothèse extrêmement réaliste non plus le clonage, Island_2 admis comme un fait presque évident, mais sa commercialisation. Un pas avait été clairement franchi.

En littérature, l'inévitable Michel Houellebecq, dans "La possibilité d'une île", expose le clonage comme une évidence inscrite dans l'Histoire de l'Humanité. Il projette un héros multi-cloné dans le temps, et glisse ainsi aux frontières de la science-fiction. 3 auteurs contemporains. Et je ne parle pas de Frankenstein...

L'art se pose ainsi clairement comme une véritable source de réflexion, comme un agent intelligent,  comme une force de proposition. Un signe des temps qu'il serait judicieux de prendre en compte dans les mêmes proportions que les débats politisés, c'est la grande leçon qu'Orwell nous laisse à travers ses clones artistiques...

Me revient, en guise de conclusion, cette citation extraite d'un épisode de Corto Maltese : "croiser son sosie est le signe d'une mort prochaine pour l'un des deux". Avertissement salutaire : lequel, du clone et de son original, devra tout faire pour rester vivant ?

Promis, j'essaierai de trouver une citation plus joyeuse la prochaine fois.