Le temps passé et le goût des films
Il y a quelques jours, j’ai trouvé sur le blog Man bytes Hollywood, une note qui m’a imposé un exercice très amusant. Le titre en français serait quelque chose comme: « Les films que je n’avais pas vus depuis leur sortie il y a plus de vingt ans, et que j’ai regardé récemment à nouveau pour découvrir que la mémoire de ces films était bien mieux que le film lui-même ». (Movies I Haven’t Seen Since the Original Release More Than Twenty Years Ago and in Recently Watching Again Discovered That the Memory of the Movie Was Much Better Than the Movie Itself).
Ce n’était pas difficile de trouver quelques vieux titres, que j’avais même recommandés à des amis parce que les avais adoré à l'époque. Juste pour découvrir lors d’une nouvelle séance en DVD qu’en effet, je me souvenais plutôt du bonheur du moment passé il y a 5, 10 ou 15 ans, que du film lui-même.
Un film que j’ai aimé toute ma vie mais qui, vu aujourd’hui, m’a désenchanté est Diamants sur Canapé (1961) de Blake Edwards avec Audrey Hepburn. Ceci devrait être considéré d’ailleurs une rectification idéologique de ma part. Le paradoxe c’est que je continue à adorer le roman homonyme de Truman Capote, dont est inspiré le film.
Bien sûr qu’il est bien, mais juste bien. Maintenant, c’est une comédie sans tous les feux d’artifice que j'avais perçu avant. La musique d’Henry Mancini est toujours superbe et George Peppard interprète l’écrivain à merveille, mais quelle horreur (vraiment quelle horreur) le personnage du photographe chinois interprété par Mickey Rooney. Et même si j’ai toujours admiré l’élégance Givenchy de Hepburn, à mon avis, elle n’a pas pu donner toutes les couleurs au personnage principal, qui devrait être aussi drôle et absurde que sophistiqué. Peut-être parce que le film, à la différence du roman, prétendait faire de Miss Goodlightly un personnage avec une morale moins « incorrecte », pour ne pas générer de sentiments de culpabilité au spectateur de l’époque.
J’essaierai de le revoir dans un an, pour voir si les impressions continuent à changer. Qui sait si j’aime à nouveau, d’une autre façon !
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